Croquettes : les manipulations les plus courantes…
et comment protéger réellement la santé de votre animal
Pour commencer l’année sur de bonnes bases, j’ai envie de vous parler d’un sujet qui m’a profondément interpellée ces derniers jours.
Quand j’ai un peu de temps, j’aime bien regarder les nouveautés en matière de croquettes pour choisir les meilleurs que j’utilise en dépannage pour mes animaux et conseiller mes clients qui sollicitent mon avis en la matière. J’ai analysé plusieurs compositions de croquettes trouvées en ligne… et j’avoue avoir été sidérée.
Le moins que l’on puisse dire c’est que les méthodes commerciales et manipulatoires des fabricants ne font qu’empirer…
Entre les pourcentages gonflés, les formulations ambiguës et les astuces marketing bien rodées, on atteint parfois des sommets dans la confusion.
L’objectif de cet article n’est pas de viser une marque en particulier, mais de vous montrer concrètement comment fonctionnent certaines pratiques commerciales trompeuses que l’on retrouve aujourd’hui dans le monde des croquettes.
Parce que nos animaux méritent une alimentation réellement adaptée à leur santé… pas à une stratégie marketing.
1. « 55 % de viande fraîche »… qui deviennent environ 15 % après cuisson
J’en ai déjà parlé dans un précédent article sur la viande fraîche, mais c’est un point essentiel.
C’est l’une des manipulations les plus fréquentes, et la plus efficace. Les pourcentages affichés correspondent toujours au poids avant cuisson, alors que la viande fraîche contient 60 à 75 % d’eau.
Après cuisson, ces « 55 % » deviennent en réalité 12 à 15 % de viande réelle dans la croquette.
Le consommateur pense donner une croquette carnée.
La réalité est bien différente.
2. Quelle est réellement la qualité de la viande dans les croquettes ?
Il existe une énorme confusion à propos de la « viande » utilisée dans les croquettes. Et cette confusion est volontairement entretenue.
C’est l’un des arguments marketing les plus puissants :
« Viande de qualité consommation humaine »
Et beaucoup de propriétaires imaginent alors que la croquette contient les mêmes morceaux que ceux qu’ils trouvent chez leur boucher.
C’est totalement faux et profondément trompeur.
Ce que les fabricants veulent dire, c’est tout autre chose :
la viande provient d’animaux destinés à l’alimentation humaine
(et non pas d’animaux morts, malades ou impropres à la consommation humaine).
Ça, oui.
Mais les MORCEAUX utilisés n’ont rien à voir avec ceux consommés par les humains.
Et c’est là que se trouve la manipulation.
- Viande de consommation humaine ≠ viande que nous consommons
Lorsqu’un sac affiche :
- « viande de qualité consommation humaine »,
- « ingrédients issus de la chaîne alimentaire humaine »,
- « viande premium destinée à l’alimentation humaine »,
… beaucoup de propriétaires imaginent des filets, des cuisses, des morceaux nobles.
Ce n’est pas du tout le cas.
Ce que le fabricant veut dire, c’est uniquement que l’animal d’origine était apte à la consommation humaine.
Mais les MORCEAUX utilisés pour les croquettes ne sont pas ceux que nous retrouvons dans nos assiettes.
On utilise surtout :
- carcasses,
- cous, dos,
- peaux,
- tissus conjonctifs,
- cartilages,
- abats secondaires,
- chutes de découpe.
Ce sont des morceaux autorisés légalement… mais pas du tout des morceaux de qualité « humaine ».
Pourquoi c’est une manipulation redoutablement efficace ?
Parce qu’elle joue sur l’imaginaire collectif. Quand on lit « poulet de consommation humaine », notre cerveau visualise un beau poulet entier qu’on pourrait acheter en supermarché.
C’est donc complètement manipulatoire sur le plan émotionnel et marketing.
- Les catégories de « viande »
En réalité, les croquettes utilisent le plus souvent :
- catégorie C (os, cartilages, chutes pauvres en muscles)
ou - catégorie B (abats secondaires, tissus conjonctifs)
La catégorie A, celle des viandes que nous consommons, est presque absente car elle serait trop coûteuse.
- Comment savoir si la viande est de bonne qualité ?
Regardez le taux de cendres : Le taux de cendres est l’un des seuls indicateurs honnêtes et quantifiables concernant la qualité de la viande.
Les cendres représentent ce qu’il reste après combustion :
essentiellement les minéraux issus des os.
Donc plus ce taux est élevé : plus la croquette contient :
- d’os,
- de carcasses broyées,
- de chutes,
- de tissus durs,
- et très peu de vraie chair musculaire.
Repères simples :
- 6–7 % → acceptable
- 8–9 % → beaucoup d’os, qualité discutable
- 10 % ou plus → très mauvaise qualité
C’est le seul chiffre impossible à maquiller, contrairement aux pourcentages de « viande fraîche ».
3. « Pressées à froid » : une illusion de naturel
C’est LA tendance actuelle.
« Pressées à froid » évoque un procédé sain, doux, presque cru.
Mais la réalité est moins séduisante :
- la viande fraîche a été cuite en amont
- les féculents doivent être cuits pour être digestibles
- le pressage « à froid » n’est jamais un procédé cru
- la température reste largement suffisante pour dégrader une partie des nutriments
En mélangeant subtilement les termes « cuisson douce », « vapeur », « frais », « pressées à froid »… on brouille totalement les repères du consommateur.
Le message implicite est : « C’est presque du BARF en croquette. »
La réalité : une croquette reste une croquette. C’est un habillage marketing, rien de plus.
4. Une humidité gonflée pour brouiller les pistes
Certaines croquettes affichent 20 % d’humidité. C’est anormalement élevé, et parfois techniquement impossible pour une croquette sèche.
Pourquoi l’indiquer ?
Parce que plus l’humidité est élevée, plus les pourcentages des autres ingrédients diminue, dont le plus important : celui des glucides. Il devient alors très difficile de le calculer.
C’est une manière élégante de rendre l’analyse confuse.
Pour le consommateur, le produit paraît « plus naturel », « moins sec », « moins transformé »…
Pourtant, ce chiffre rend toute interprétation honnête quasiment impossible : C’est un brouillage volontaire.
5. Pourquoi les glucides ne sont jamais indiqués… et comment l’industrie a rendu leur calcul volontairement impossible
Depuis des années, les spécialistes de la nutrition animale alertent sur un point essentiel : le taux de glucides n’est jamais indiqué sur les croquettes.
Les propriétaires ont vite appris à le calculer eux-mêmes avec la fameuse méthode : :100 – protéines – lipides – fibres – cendres – humidité = glucides.
Une méthode simple… et redoutablement efficace pour révéler des croquettes à 35, 40, parfois 50 % d’amidon, donc de glucides.
Et devinez quoi ?
Les industriels l’ont parfaitement compris. Ils savent que c’est la première chose que les propriétaires regardent aujourd’hui.
Résultat : ils ont trouvé plusieurs techniques pour rendre ces calculs impossibles.
Et toutes sont parfaitement légales… mais profondément trompeuses.
- Ils mélangent les pourcentages crus et les pourcentages cuits
C’est une astuce incroyablement efficace. Les fabricants vont afficher certaines valeurs :
- sur ingrédients crus,
- d’autres sur matière sèche,
- d’autres sur le produit fini.
Sans jamais préciser à quoi correspondent les chiffres.
Par exemple :
- protéines sur matière sèche,
- humidité sur matière crue,
- graisses sur aliment final,
- fibres sur matière cuite…
Le calcul devient totalement impossible.
On additionne des données qui n’existent pas dans la même base. Le consommateur pense avoir affaire à un manque de clarté.
En réalité, c’est une opacification volontaire.
- Ils ne mettent plus du tout le taux d’humidité
Sans l’humidité, il est impossible de calculer les glucides. Pourquoi ?
Parce que même une différence de 8 %, 12 % ou 20 % d’humidité change totalement le résultat final.
Et quand l’humidité disparaît : vous ne pouvez plus calculer.
Un silence stratégique.
- Ou alors ils mettent une humidité « impossible »
Certaines croquettes annoncent 20 % d’humidité, ce qui est techniquement très élevé pour une croquette sèche.
Pourquoi cette valeur gonflée :
- les chiffres deviennent incohérents,
- et la formule pour calculer les glucides explose.
Vous n’arrivez plus à les estimer et c’est exactement le but.
Cette technique consiste à afficher l’humidité sur les ingrédients frais, pas sur les croquettes finales. Et cela brouille complètement les pistes.
- Ils jouent sur les « sous-ingrédients » pour masquer la base amidonnée
Exemple classique : pois, lentilles, pois chiches, pois cassés
ou :
riz blanc, riz rouge, riz basmati…
En les séparant, chaque ingrédient semble minime.
Mais additionnés, ils deviennent l’ingrédient principal.
Or plus il y a de sous-ingrédients, plus le pourcentage de glucides devient difficile à estimer, car on ignore la proportion réelle de chacun.
C’est un brouillage intentionnel.
- Ils savent exactement pourquoi ils font ça
Aujourd’hui, beaucoup de propriétaires ont compris :
- qu’un chien n’a pas besoin de 30–50 % de glucides,
- que l’amidon est là pour fabriquer la croquette, pas pour nourrir l’animal,
- que les excès de glucides favorisent l’inflammation, l’obésité, le diabète, et participent au terrain inflammatoire des cancers.
L’industrie le sait parfaitement.
Donc elle fait ce qu’elle sait faire : rendre le chiffre impossible à trouver, ou totalement incohérent.
Parce que si les consommateurs voyaient noir sur blanc :
« 40 % de glucides », la majorité changerait d’alimentation immédiatement.
Exemple concret : si une croquette contient : 20 % riz blanc, 15 % riz rouge, 10 % riz basmati
Le consommateur voit trois petites lignes « inoffensives »…
qui apparaissent bien après la viande dans la composition. Mais en vérité :
45 % de la croquette est du riz.
Et si la marque avait écrit : 45 % RIZ il aurait été en tout premier ingrédient dans l’ordre de la composition et personne n’aurait acheté.
Donc on découpe. On disperse. On dilue visuellement… Et l’illusion fonctionne.
Variante du saucissonnage : le « quartet magique » des légumineuses
Dans les croquettes sans céréales, une autre stratégie très courante consiste à multiplier les légumineuses pour masquer leur présence massive.
On voit souvent apparaître dans la composition : pois, lentilles, pois chiches, pois cassés, parfois même « protéines de pois » ou « amidon de pois »…
Sur l’étiquette, cela donne l’impression d’une recette variée, riche en végétaux « sains ».
Mais en réalité : c’est exactement la même astuce que pour le riz ou le maïs : on divise un même ingrédient pour ne pas le faire apparaître en premier.
Pourquoi les légumineuses sont-elles utilisées ?
Parce qu’elles sont : peu chères, très riches en protéines végétales, ce qui fait artificiellement grimper le taux de protéines, très riches en amidon, ce qui permet de former la croquette, et surtout : un excellent camouflage pour faire croire à une croquette carnée.
Ce que cela donne réellement
Si on additionne : 18 % pois, 12 % lentilles, 10 % pois chiches, 8 % pois cassés…
Le consommateur voit 4 petites lignes. Mais quelqu’un qui sait lire une étiquette voit immédiatement : 48 % de légumineuses,
bien plus que la plupart des viandes indiquées en première position.
Et ça change tout :
- digestion difficile
- ballonnements
- flatulences
- risques accrus de troubles digestifs
- fonte musculaire chez certains chiens
- surcharge de protéines végétales inutiles
- excès d’amidon malgré le discours “sans céréales”
Et surtout : c’est présenté comme un progrès nutritionnel !
C’est là que la manipulation devient la plus forte. Le consommateur croit qu’il fait « mieux » parce que :
- il évite les céréales,
- il voit plus de viande fraîche,
- il lit des ingrédients naturels…
Mais dans la réalité, son chien mange énormément de légumineuses, parfois plus de 40-50 %, ce qui n’est pas adapté à son système digestif de carnivore opportuniste.
La version « sans céréales » : multiplier les légumineuses pour masquer la réalité
Une croquette « sans céréales » peut ainsi contenir plus de 40 % de légumineuses, tout en présentant en première position une « viande fraîche » qui, une fois cuite, n’en représente que 12 à 15 %.
C’est une technique très efficace pour donner l’illusion d’une croquette riche en viande… alors que la base réelle reste végétale et très riche en amidon.
6. Les listes « arc-en-ciel »
On peut lire : orange, poire, pomme, curcuma, romarin, thym, levure de bière
Cela donne une impression de nourriture fraîche et naturelle.
En réalité, ces ingrédients sont souvent là à doses infinitésimales, juste pour :
- embellir la fiche produit
- évoquer une alimentation « vitalité »
- séduire visuellement le consommateur
Ce sont essentiellement des ajouts marketing, sans effet nutritionnel significatif.
7. Les poissons multiples : une opacité totale… et un vrai risque pour la santé à long terme
On voit souvent dans la composition une longue liste de poissons différents :
- bar
- dorade
- thon
- espadon
- chinchard
- anchois
- « poisson frais », « poisson déshydraté », « farine de poisson »…
Le problème n’est pas la variété en elle-même.
Le vrai problème, c’est l’absence totale de proportions.
Sans ces proportions, il est impossible de savoir si l’animal consomme :
95 % de petits poissons sains, ou 40 % de thon, 30 % d’espadon et 20 % d’autres poissons,
Et la différence est énorme pour sa santé.
Pourquoi ? parce que tous les poissons n’ont pas du tout le même impact.
Les gros poissons prédateurs (thon, espadon, dorade, flétan…) accumulent beaucoup plus de : métaux lourds, PCB, résidus de pollution marine, contaminants liposolubles.
Même en petites quantités, ce n’est pas anodin. Mais dans une croquette consommée tous les jours, pendant des années…
L’impact peut devenir significatif pour la santé de votre animal :
surcharge toxique lente, stress oxydatif, impact sur le foie, les reins, vieillissement prématuré, risque inflammatoire accru…
C’est une réalité biologique.
Les poissons d’élevage nourris « avec de la merde »
La plupart des poissons utilisés dans les croquettes ne viennent pas de pêches nobles.
Ils proviennent : d’élevages intensifs, nourris avec des farines de poisson de mauvaise qualité, parfois mélangées à des sous-produits végétaux bon marché, souvent supplémentés pour accélérer la croissance.
Ces poissons accumulent :
- pesticides,
- hydrocarbures,
- antibiotiques,
- toxines liées aux farines de mauvaise qualité.
Et une fois encore : consommés quotidiennement par l’animal, cela peut avoir un réel impact sur la durée.
- L’opacité totale empêche le propriétaire d’évaluer le risque
Le consommateur ne peut pas savoir :
- s’il s’agit de poissons sauvages ou d’élevage,
- si les espèces sont petites (moins contaminées) ou grosses (plus polluées),
- si les quantités sont infimes ou majoritaires,
- si les farines de poisson proviennent de chutes industrielles,
- si l’animal en consomme un peu… ou en grande quantité chaque jour.
C’est cette opacité qui pose problème.
Car une consommation ponctuelle n’est rien. Mais une consommation quotidienne, pendant 8 à 12 ans…peut peser vraiment lourd sur la santé.
Cette pratique n’est pas une erreur : c’est une stratégie marketing volontaire, parfaitement légale, mais conçue pour masquer la réalité de la composition.
C’est l’une des raisons pour lesquelles il devient si compliqué pour les propriétaires de comprendre ce qu’ils achètent… et pourquoi il est essentiel d’apprendre à décrypter les étiquettes.
8.Les termes flous qui embellissent la réalité
Quelques expressions classiques :
- « cuisson douce »
- « riche en nutriments »
- « ingrédients naturels »
- « saveur délicate »
- « préservation optimale »
- « sans farines animales » (mais avec viande cuite)
- « haute digestibilité » (sans preuve)
Ces termes ne sont pas réglementés. Ils n’ont aucune valeur scientifique.
Mais ils donnent une image premium à des croquettes qui ne le sont pas forcément.
9. Apprenez à lire une étiquette en quelques secondes
Lire une étiquette n’est pas intuitif… et c’est normal : tout est fait pour vous induire en erreur.
Mais avec cette méthode simple, vous allez enfin pouvoir comprendre ce que contient vraiment une croquette.
1️⃣ Commencez par reconstituer la VRAIE composition
(Étape essentielle : ne lisez jamais la liste telle qu’elle est affichée)
C’est l’erreur que 99 % des propriétaires font… parce qu’on leur a appris à regarder « les 3 premiers ingrédients ».
Mais ces ingrédients n’ont aucun sens tant qu’ils n’ont pas été regroupés.
Si vous voyez : pois, lentilles, pois chiches, pois cassés
Ce n’est PAS 4 ingrédients. C’est 1 seul ingrédient : les légumineuses, volontairement saucissonnées pour ne jamais apparaître en tête.
Idem pour : le riz, le maïs…
C’est seulement après avoir regroupé les ingrédients par familles que vous découvrez la composition réelle.
Et là, la vraie nature de la croquette apparaît.
2️⃣ Une fois reconstituée : regardez si la base est ANIMALE ou VÉGÉTALE
La majorité des croquettes affichent en premier :
« viande fraîche 55 % »
Mais une fois reconstituée et cuite :
la viande représente souvent 12–15 % ; et les végétaux (riz, pois, lentilles, pommes de terre…) représentent 30 à 50 % de la croquette.
C’est le moment de distinguer :
- part animale réelle (protéines utiles)
- part végétale réelle (amidon → ce qui sert à fabriquer la croquette, pas à nourrir le chien)
Si la base est végétale → croquette à éviter.
3️⃣ Identifiez les féculents et l’amidon caché
Une croquette ne tient que grâce à l’amidon.
S’il y a :
- riz,
- pommes de terre,
- patates douces,
- pois,
- lentilles,
- pois chiches,
- amidon de maïs / pois / tapioca…
Vous avez votre réponse : croquette très glucidique, quel que soit l’argument marketing affiché.
4️⃣ Débusquez la viande fraîche (qui n’est pas représentative)
La viande fraîche perd 60–75 % de son poids en cuisson.
Donc :
60 % de viande fraîche = 15 à 20% de viande réelle dans la croquette.
5️⃣ Estimez les glucides (si possible)
Si tous les pourcentages sont cohérents : 100 – (protéines + lipides + fibres + cendres + humidité) = glucides.
Mais attention, les fabricants font tout pour rendre ce calcul impossible :
- humidité volontairement absente
- humidité annoncée « avant cuisson »
- protéines sur matière sèche
- lipides sur produit fini
- mélange cru/cuit
- valeurs incohérentes
Si vous NE POUVEZ PAS calculer les glucides : c’est volontaire et c’est très mauvais signe
6️⃣ Repérez les poissons : petits = mieux / gros = pollués
S’il y a : thon, espadon, flétan, dorade…
Ce sont des poissons très contaminés (métaux lourds).
Recherchez plutôt : sardine, maquereau, hareng, anchois
Mais attention : si les pourcentages ne sont pas indiqués → opacité totale = à éviter.
7️⃣ L’humidité doit être autour de 8–10 %
Si l’humidité annoncée est : absente ou à 20 %
- C’est un brouillage volontaire
- Vous ne pourrez pas connaître les glucides réels
- C’est un très mauvais signe
Comment protéger son animal ?
Ne vous laissez pas impressionner par les mots « frais », « naturel »…, → Ce sont des habillages marketing, pas des garanties.
- Regardez toujours ce qui n’est PAS indiqué : les glucides
C’est souvent la clé. - Demandez-vous : cette croquette correspond-elle vraiment aux besoins biologiques de mon animal ?
- Renseignez-vous auprès d’experts indépendants
Pas de vendeurs, pas de marques, pas d’intérêts cachés.
J’espère sincèrement que cet article vous aura apporté un éclairage solide et complet sur ce qui se joue vraiment derrière les étiquettes de croquettes.
Le marketing joue sur des zones d’ombre, des mots choisis, des pourcentages ambigus… et ce n’est jamais par hasard.
Mais vous, aujourd’hui, vous savez décoder tout cela.
Vous êtes mieux armés que 99 % des propriétaires.
Et quand on comprend réellement :
- comment les pourcentages peuvent être manipulés,
- comment la viande fraîche peut donner une illusion de richesse,
- comment les poissons peuvent être listés de manière flatteuse mais opaque,
- comment les légumineuses et les céréales sont saucissonnées pour passer inaperçues,
- comment les glucides sont volontairement rendus impossibles à calculer,
- et comment un simple taux de cendres révèle la qualité réelle de la viande…
… on ne peut plus regarder un sac de croquettes de la même manière.
C’est exactement ce que je souhaite pour vous :
une autonomie réelle, une capacité à analyser, à comprendre, à protéger votre animal malgré la complexité volontaire du marché.
Et si vous en êtes là aujourd’hui, c’est que vous avez envie d’agir, d’apprendre, d’offrir le meilleur à votre compagnon.
Mais évidemment, après la question « qu’est-ce qu’il ne faut pas donner ? », vient LA question essentielle :
Qu’est-ce que je peux donner qui soit réellement bon ?
Comment nourrir mon chien de manière saine, adaptée, équilibrée et sécurisante ?
Parce qu’une alimentation fraîche, vivante, naturelle, c’est magnifique… mais encore faut-il savoir :
- équilibrer les rations,
- adapter les quantités,
- comprendre les besoins physiologiques réels,
- éviter les carences,
- ajuster selon l’âge, la santé, le poids, l’activité,
- savoir quels aliments sont bénéfiques… et lesquels sont dangereux,
- organiser le quotidien sans stress ni casse-tête.
Et c’est pour toutes ces raisons que j’ai conçu ma formation complète sur la nutrition du chien.
C’est une formation à la fois théorique et pratique pensée pour que chaque propriétaire puisse nourrir son animal en confiance, même s’il part de zéro.
C’est un véritable investissement dans sa santé, son confort, sa longévité…
et dans votre tranquillité d’esprit.
Parce qu’un animal bien nourri, c’est un animal qui vit mieux, plus longtemps, avec une énergie plus stable, un poil plus beau, un système digestif plus serein, et souvent… beaucoup moins de visites vétérinaires inutiles.
Si vous souhaitez aller plus loin, approfondir, structurer, apprendre à nourrir votre chien de façon efficace et sereine,
cette formation est faite pour vous.
Si vous êtes intéressé, vous pouvez voir ce que je propose en cliquant ici : formation Bien nourrir votre chien au quotidien
Si le sujet de l’impact de l’alimentation sur la santé de nos chiens vous intéresse, vous pouvez-lire un autre de mes articles sur ce sujet : https://animalcom.academy/quel-lien-entre-alimentation-et-cancer-chez-le-chien/




bonjour Sylvie !!
il est très vrai votre article,en réalité les croquettes c’est de la « merde » en étant poli.Depuis 1973 ( date de mon mariage)il y a eu un chien a la maison mon premier était un colley mâle très beau chien,a l’époque les croquettes n’existaient pas, le vétérinaire on ne le connaissait pas aucuns vaccins et mon chien a vécu 15 ans sans jamais avoir été malade. Quand il est parti, je ne pouvais faire sans un petit compagnon et depuis il y a toujours un chien chez nous. Pour en revenir aux croquettes en 2018 un terrier du tibet est arrivé chez nous a l’age de 3 mois quand j’ai demandé a l’éleveuse de quoi il était nourri, sa réponse (riz et boite de thon)comme c’était du n’importe quoi j’ai recherché de « la bonne croquette »et j’ai trouvé dans le sud ouest de la croquette avec 80%viande de canard, et très peu de glucides.Tout c’est bien passer sauf que 1 mois plus tard malgrès la prise de nourriture en 3 fois il vomissait la totalité de ses croquettes et toujours a 3 heures du matin. Bien entendu vétérinaire et traitements anti vomitif (phosphaluvet,anti biotique ect le temps du traitement il allait un peu mieux ensuite les problèmes revenaient vomissements, diarrhées et toujours retour chez le vétérinaire, leur conclusion c’est la pancréatite passage a l’échographie, qui devait suivre de ponction dans l’estomac.Après un analyse des fameuses croquettes il y avait un pourcentage important de maïs,et de riz blanc, de ce fait j’ai changé plusieurs croquettes sans résultat. J’ai même fait appel a un magnétiseur pour animaux, et sa conclusion stopper tout de suite les croquettes, et revenir a la nourriture ménagère comme avant.Après pas mal de recherches sur internet pour calculer les bons ratios de nourritures. mon petit bonhomme va beaucoup beaucoup mieux plus jamais de vomissement, de diarrhée et aussi aucuns refus de manger sa nourriture,elle est variée filets de poulet,un autre jour du filet de boeuf, et une fois par semaine du poisson blanc, ou saumon toujours accompagné de haricots vert, carottes, et un peu de riz complet en complément des gélules de poissons sauvages.J’ai beaucoup culpabilisé car avant mon chien « nyram » j’avais une femelle terrier du tibet elle avait été nourrie uniquement aux croquettes vétérinaire elle est partie d’une tumeur aux intestins grosse comme une orange. Les conséquences de cette malbouf.
je vous souhaite une très bonne année 2026
et une bonne continuation a tout ce que vous faite.
joel
Bonjour Joël, comme je vous comprends ! j’ai moi aussi résisté longtemps pour prendre des croquettes, avant de céder pour tenir compte de l’avis de mon vétérinaire que je pensais à l’époque compétent dans ce domaine ! Que de problèmes de santé, de décès prématurés depuis… imputables à la nourriture, peut-être pas uniquement, mais je suis convaincue qu’elle y est pour beaucoup. Le plus dur est de se dire que nos animaux ont payé de leur vie notre incompétence et notre naïveté ! mais bon, on a toujours fait de notre mieux en leur donnant ce qu’on pensait être la meilleure qualité, et à une époque pas si lointaine, c’était compliqué de se former, comparer, remettre en question l’autorité de professionnels… Aujourd’hui, heureusement, on peut obtenir facilement le minimum d’informations et de connaissances pour éviter les plus grosses erreurs. Encore faut-il bien les choisir car maintenant, les informations sont très accessibles mais il faut faire le tri entre les mauvaises et les bonnes car tout le monde y met son grain de sel, même en ne connaissant rien ou très peu de choses. Pas simple tout ça et pourtant tellement essentiel puisqu’il y va de leur santé.